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Le projet Libra, seul contre tous ?

On se demande si le projet Libra verra le jour tellement les vents semblent irrémédiablement contraires. Si le projet Libra retient encore quelques mastodontes du secteur de l’économie numérique, les institutions françaises, et européennes et internationales semblent bien décidées à faire barrage au projet. Les contraintes sont multiples. Explications.

 

Libra, c’est quoi ?

 

La nouvelle monnaie numérique de Facebook est conçue pour constituer un mode de paiement alternatif aux circuits bancaires traditionnel. Elle utilise la technologie blockchain mais connaît quelques difficultés.

 

L’idée de cette nouvelle monnaie est de permettre à toutes les personnes sans compte bancaire d’accéder aux services financiers de base. Il suffirait simplement de posséder un téléphone et une connexion internet. Pour se faire une association à but non lucratif a été créée : l’Association Libra. Mais si cette dernière comptait 27 membres au début avec des poids lourds de l’économie numérique (Uber, Spotify, eBay), des spécialistes des paiements (Visa, Paypal, MasterCard) et des ONG, quelques-uns ont déjà fuis suite aux réserves émises par les autorités nationales.

 

Quels sont les risques ?

 

En effet, de nombreux problèmes ont été soulevé. Tout d’abord, le risque d’atteinte à la vie privée concernant la protection des données personnelles. Tout le monde se rappelle encore du scandale Cambridge Analytica. Un risque concernant la criminalité avec des craintes de financement du crime organisé, du terrorisme et blanchiment de pédocriminalité est également pointé du doigt. Enfin, des risques de déstabilisation de l’économie globale existent car cette nouvelle monnaie concurrencerait les banques centrales, etc.

 

Où en est le projet ?

 

Le CEO de la fondation Libra (David Marcus) et le PDG de Facebook ont été auditionné par les autorités américaine. Mais le projet n’est toujours pas approuvé d’un point de vue réglementaire par les États-Unis et les doutes persistent.

 

La première assemblée générale de l’association Libra s’est tenue le 14 octobre 2019. A cette occasion, les 21 membres restants ont approuvé les statuts. Les membres du conseil d’administration ont été élus et ceux de l’équipe de direction nommés.

 

Quid des autres pays ?

 

Les autres pays ne sont pas en reste. La Chine, absente de la réunion en Suisse, a annoncé qu’elle accélérait son projet de crypto yuan sur lequel elle travaille depuis 2014. Attendu pour fin 2019, il sera disponible en 2022.

 

Paris et Berlin ont annoncé qu’ils s’opposaient au lancement de ce projet en Europe car il constitue une menace pour les consommateurs, la stabilité financière et la souveraineté des États européens. Mais l’offensive ne s’arrête pas là. En effet, la France et l’Allemagne ont appelé à la création d’un concurrent européen du Libra. La BCE pourrait ainsi commencer à travailler sur un crypto-euro d’ici 2020.

 

La messagerie russe Telegram (200 millions d’utilisateurs) a également prévu de lancer sa monnaie numérique très prochainement (fin octobre, courant novembre). D’autres géants de la tech, comme Walmart, travaillent également sur des projets.

 

Ces projets émergent aujourd’hui parce que la technologie permet désormais de faire circuler de la monnaie sans intermédiaire. Plus besoin de banque pour jouer le rôle d’émetteur, ni de tiers de confiance garantissant la stabilité et la valeur de cette monnaie !

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