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Et si Facebook vous payait pour utiliser vos données personnelles ?

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte et l’exploitation des données personnelles de ses utilisateurs. Ces informations, très précieuses pour les annonceurs, leurs permettent de vous proposer des publicités ciblées.

 

Ce n’est qu’après le scandale Cambridge Analytica que les utilisateurs ont peu à peu compris pourquoi ils profitaient de Facebook« gratuitement ».

 

Mais Facebook n’est jamais à court d’idée et a développé une nouvelle application : Study. Cette dernière autorise le réseau social à voir ce que vous faites sur votre portable et quelles fonctionnalités vous utilisez. Et grande nouveauté : Facebook vous propose de monétiser les données récoltées par l’utilisation de votre mobile.

 

1- Le projet Atlas

Ce programme fait écho au projet Atlas, également mis en œuvre par Facebook. Le projet proposait de verser 20 dollars par mois aux participants en échange d’un accès très large à leurs téléphones. Lancé en 2016, Atlas visait à analyser les pratiques des jeunes qui utilisent d’autres applications que Facebook (Tik Tok, Snapchat). L’objectif étant d’essayer de les faire revenir et rester dans son écosystème. Mais il est apparu que le projet permettait à Facebook d’avoir accès à une mine d’or d’informations. Et notamment les captures écrans, messages privés, mails, photos ou vidéos échangées, etc. L’application a donc été retirée et Facebook s’est retrouvé, une fois encore, le bec dans l’eau.

 

2- Les risques posés par Study

Contrairement à Atlas, Study a un champ d’action plus restreint quant aux données collectées et aux personnes éligibles au programme. Mais la question de la licéité du consentement, prévu par le RGPD, se pose. Et de fait, l’application n’est pour l’instant annoncé qu’aux États-Unis et en Inde. A l’inverse, le règlement n’est, pour le moment, applicable qu’en Europe …

 

Outre ce risque de fraude, cette nouvelle application fait de nouveau émerger la logique d’une monétisation des données personnelles. Et, par extension, d’un droit de propriété des individus sur elles leur permettant d’effectuer des transactions.

 

On peut cependant noter que le Conseil national du numérique s’est déjà penché sur la question. Il a exprimé de vives réticences à ce sujet considérant que les gains de l’utilisateur seraient dérisoires et que seuls les plus riches réussiraient à protéger leurs données.

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