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Juin

Le match/ SARL ou SAS : quel statut juridique choisir en 2019 ?

Les créations d’entreprises ont atteint un niveau record en 2018 et représentent 691 000 nouvelles immatriculations. Vous hésitez à franchir le cap de l’entreprenariat, vous ne savez pas comment choisir le statut juridique de votre entreprise ? Quelle forme entre SARL ou SAS conviendra le mieux à votre projet en 2019 ? Pas de Panique, on vous propose un match et une belle affiche : SARL contre SAS. C’est parti

Si les SARL (société à responsabilité limitée) et les SAS (société par actions simplifiée) possèdent de nombreux points communs comme les formalités de création, un capital social minimum d’un euro ou encore la protection du patrimoine personnel, plusieurs points les singularisent.

Quelle différence entre SARL ou SAS ?

Le nombre de membres
Avant de choisir, nous allons vous présenter les deux compétiteurs en lice. D’un côté la SARL ou société à responsabilité limitée qui comprend de 1 à 100 associés (au-delà, elle se transforme obligatoirement en SA, société anonyme). Et de l’autre côté la SAS ou société par actions simplifiée qui comprend un nombre illimité d’associés.

La liberté de fonctionnement
La différence entre ces deux types de société commerciale à plusieurs réside dans la liberté laissée aux associés. Dans une SAS les associés rédigent leurs statuts sur-mesure, à l’inverse de la SARL où leur rédaction est strictement encadrée par la loi. Également, le dirigeant d’une SAS est soumis au régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié alors que le gérant de SARL dépendra de la Sécurité sociale des indépendants (SSI).

Les avantages et les inconvénients

Le type d’activité que l’on peut exercer
La SAS est plus souple, elle seule permet d’exercer certaines activités qui sont interdites sous la forme d’une SARL. C’est le cas des assurances, des entreprises d’épargne, des laboratoires d’analyses médicales, par exemple.

L’impact sur le conjoint
La SARL permet au conjoint du dirigeant d’avoir le statut de conjoint collaborateur, un statut protecteur, parfait pour une entreprise familiale.

La gestion
Autre différence, la SARL est très encadrée juridiquement car elle est régie par un cadre législatif strict. Ces dispositions peuvent s’avérer sécurisante pour les associés et le ou les gérants.
Du côté de la SAS, les associés ont plus de liberté, en organisant les modalités de gestion de leur société définie par des statuts. Par exemple, les règles autour de cession de titres sont considérablement assouplies, ce qui permet de faire rentrer sans difficulté de nouveaux investisseurs dans sa société.

L’heure du verdict

La SAS : la plus efficace pour les start-ups La flexibilité est inscrite dans l’ADN de la SAS. Cette dernière bénéficie de la liberté statuaire, ce qui veut dire que la loi donne le blanc-seing aux associés pour organiser le fonctionnement de la société. Concrètement vous êtes libre d’associer des personnes extérieures à la société : des prestataires, des développeurs. Vous l’aurez compris, cette organisation sur-mesure, en donnant la possibilité d’émettre des obligations, reste le meilleur tremplin des projets entreprenants.

La SARL : parfait pour les PME à caractère familial
Étant soumise à la loi pour son fonctionnement comme son organisation, les règles pour créer une SARL n’ont rien de complexe. Très important, les statuts doivent être rédigés afin de déterminer l’objet social de la future SARL. C’est vrai que les perspectives d’évolution ne sont pas optimales à cause du nombre limité d’associés ou encore de l’impossibilité d’offrir des titres. Le manque de souplesse peut aussi faire fuir les investisseurs qui lui préfèreront une SAS. Au final, si vous cherchez un fonctionnement simple et une source de confort, la SARL est l’outil parfait.

Votre choix est fait ? Vous n’avez plus qu’à déposer au greffe les documents demandés. Et on vous souhaite une belle aventure entrepreneuriale.

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