VERS UN DROIT À LA DÉCONNEXION POUR LES SALARIÉS ?

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A une époque du « tout connecté », difficile de faire la part des choses entre vie privée et vie professionnelle quand on est salarié dans une entreprise. C’est pour cette raison que le « droit à la déconnexion », ou plus exactement le droit de ne pas répondre à ses courriers électroniques ou messages professionnels en dehors du temps de travail, commençait à faire son apparition dans certains grands groupes. A présent, ce droit est consacré depuis le 8 août 2016 par l’article 55 de la loi El Khomri.

Selon une étude de l’Apec de 2014, 76% des 2,9 millions de cadres, les plus concernés, estiment qu’être connectés à leur entreprise en dehors de leur temps de travail facilite l’accès aux informations. Cependant, 72% considèrent que cela améliore leur réactivité et autant que cela augmente leur charge de travail.

Même si pour beaucoup, il est difficile de se « déconnecter » voire impossible tant l’immédiateté est aujourd’hui la règle, cela est pourtant nécessaire. En effet, pour une question d’équilibre, le salarié ne doit pas mettre sa vie privée de côté, et être continuellement sous pression au risque de tomber en dépression, voire même de faire un burn out.

Cet aménagement permettrait de faciliter le respect des tranches d’horaires minimales de repos qui sont imposées par la législation française et européenne. Certaines entreprises ont par exemple décidé de couper l’accès aux messageries électroniques de 21H00 à 07H00 en semaine et durant le week-end.

Ainsi, le droit à la déconnexion va bientôt faire son apparition dans le Code du Travail. A voir comment les entreprises pourront le mettre en œuvre efficacement.